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A downloaded copy of G. Coriolis's memoir read to the Académie des Sciences on 6 June 1831, in French. It extends the equation of vis viva to motion relative to moving axes, adding fictitious forces from the axes' motion. It applies this to hydraulic wheels and fluid jets on planes, then gives a derivation using rotating coordinates with direction cosines. Appears to be a reference copy in Phil's frames folder.
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ee———
MEMOIRE
Surleprincipe desforces vives dans lesmouvemens relatifs
desMachines;
Par M. G. CORIOLIS.
LUAVACADEMIE DES SCIENCES, LE6JUIN 1831.
Ladétermination dumouvement d'un systéme decorps {iésd'une
manigre quelconque adespoints quisont entrainés dans l'espace, est
unedesquestions quiintéressent leplus fathéorie desmachines, parti-
culiérement celle desroues hydrauliques. Jean Bernouilli atraité te
mouvement d’un point matériel pesant dans untube droit tournant
horizontalement d'un mouvement uniforme autour d’un desespoints.
M.Ampére, danslesAnnales demathématiques, arésolu faquestion ana-
logue pour fecasoitfetube décrit uncéne vertical. Onpeut généra-
liser cesquestions, enconsidérant lemouvement dans uncanal entrainé
dans espace d'une maniére quelconque; mais cedernier probleme n'est
encore qu'un casparticulier decelui dont jemesuisoccupé dans ce
Mémoire. Ilcomprend lesmonvemens d’une machine quelconque dont
certaines parties sont entrainées d’un mouvement donné. J'aitrouvé
relativement acette question uneproposition assez générale qui,jecrois,
n'apasencore étédonnée: voici enquoi elleconsiste.
Siunsystéme depoints matériels soumis Adesforces estassujéti a
desliaisons s'exprimant aumoyen decoordonnées relatives desplans
quisemeuvent d'une maniére quelconque; danslemouvement parrapport
ces plans, onpeutappliquer 'équation desforces vives enyfaisant
PRINCIPE DESFORCES VIVESDANSLESMOUVEMENS RELATIFS. 269
entrer lesvitesses relatives ,etlesquantités d'action oudetravail quise
rapportent aussi auxdéplacemens relatifs. Mais dans cesquantités d’ac-
tion, enoutre desforces quisont immédiatement données etquicon-
courent aumouvement absolu, ilfaut enconsidérer d'autres dont ilest
facile d'indiquer 1anature :ellessontopposées auxforces qu'ilfaudrait
appliquer aux points matériels dusysteme siilsétaient libres, pour les
obliger 4conserver parrapport auxplans mobiles lespositions relatives
quis ontauninstant donné, et&n/avoir ainsi quelemouvement quils
prendraient s'ilsvenaient aétreinvariablement liésacesplans.
Pour mieux fairecomprendre cette proposition parunexemple, nous
. supposerons iciqu’il s'agisse dumouvement d'un courant fluide glissane
pareffet desonpoids dans uncanal, pendant quecelui-ci prend un
mouvement derotation autour d'un axevertical. Dans cecas, leprin-
cipe qu’on vient d’énoncer apprend que, pour calculer l'accroissement de
fademi-somme desforces vives dufluide, enn’ayant égard qu'aux vitesses
relatives aucanal, ilfaudra ajouter faquantité d'action duealades-
cente verticale desoncentre degravité, celle qui, dans leméme mou-
vement relatif, résulterait pour chaque point d'une force derépulsion
égale alaforce centrifuge fictive queceméme point produirait 4chaque
instant si,contrairement acequiarrive, ilrestait alaplace oitilse
trouve dans fecanal etdécrivait simplement uncercle autour deI'axe
derotation.
Lorsquil s'agit de’équilibre d’unfluide contenu dans unvase tour-’
nant autour d'un axe, onvoit immédiatement qu'il faut introduire des
actions égales auxforces centrifuges; mais iln’en estplus deméme
pour leprincipe desforces vives appliqué aumouvement relatif:onse méprendrait sifonregardait laproposition comme évidente, méme dans
cetexemple assez simple. Ilestsipeuévident qu’on doitintroduire ces
forces, quel'onarriverait adesrésultats fauxsiYonprocédait ainsi pour
toute autre équation quecelle desforces vives.
Lorsque lesquestions demouvement relatif 4desplans mobiles ne
renferment qu'une variable indépendante, {eprincipe général qu’on vient
4énoncer suffira pour résoudre complétement feprobléme; iln'yaplus
270 PRINCIPE DES FORCES VIVES
autres difficultés &surmonter quefintégration d’une équation entre fe
temps etunevariable quifixelaposition dusystéme. Lescalculs
sachévent complétement pour toutes lesmachines quisontentrainées
d'un mouvement derotation autour d’axes verticaux, ensupposant qu'il
nyaitd'autres forces extérieures quelespoids desmobiles.
Lebutpratique decesquestions étant detrouver faquantité d'action
transmise alamachine pendant qu'elle estentrainée; j'aicherché asim-
plifier l'expression decettequantité enréduisant autant quepossible celle
quirésulte desforces introduites envertu dumouvement detransport
desaxesmobiles. Voici comment onpeutsereprésenter l'expression de
cettedernidre quantité, Ilfautd’abord laconcevoir partagée endeux par-
ties:unepremitre, quiestdueauxforces opposées acelles quiprodui-
raient surchaque point femouvement queprend unpoint donné pris
pour origine desplans mobiles; etuneseconde, quiestdueauxforces
opposées acelles quiproduiraient farotation autour decette origine.
Liexpression de1apremiére quantité s'obtient trés-simplement; elleest
nulle quand fecentre degravité dusystéme nesedéplace pasparrapport
auxplans mobiles. Lavaleur delaseconde offre plus dedifficultés dans
saréduction. Pour enénoncer expression, nous remarquerons d'abord
quedans lecasoit{esplans mobiles tournent avec unevitesse angulaire
constante autour d'un axequinechange pasdedirection, elleestsim-
plement accroissement que prendrait laforce vive despoints dusys-
téme silsn’avaient dans leurs premitres etderniéres positions queles
seules vitesses d’entrainement axec lesplans coordonnés mobiles, Dans
lecasgénéral, elleestégale aceméme accroissement deforce vivedimi-
nuée deLintégrale d'une certaine différentielle dont onpeut serepré-
senter assez facilement favaleur. Onimaginera surI'axe instantané de
rotation desplans mobiles, unpoint situé 4une distance delorigine
égale alavitesse angulaire. Cepoint décrira unecourbe parrapport ades
plans coordonnés dedirection constante passant parVorigine mobile, On
concevra feplan normal acette courbe, et'onformera 1asomme des
produits desmasses multiplies parlesprojections surceplan des
aires décrites pendant untemps infiniment petit parlesrayons vecteurs
DANS LES MOUVEMENS RELATIFS. 290 .
menés deforigine auxpoints mobiles; ladifférentielle aintégrer serale
produit decette somme multipliée par1avitesse dupoint fictif prissur
faxe instantané,
Ceténoncé montre quelle estl'influence deJavariation deIavitesse
angulaire etdudéplacement deI'axeinstantané surlesquantités d'action
dues auxforces qu’il fautintroduire enraison dumouvement d’entraine-
ment desplans coordonnés mobiles. Onapergoit quil yadescaso&
cette quantité d'action seréduira comme silemouvement decesplans
sefaisait avec une vitesse derotation uniforme autour d’un axe invariable
dedirection. Ilsuffit pour celaque!'intégrale dont onvient deparler
s'évanouisse entre leslimites dumouvement.
Leprincipe desforces vives étendu auxmouvemens relatifs donne
trés-facilement unethéorie exacte desroues hydrauliques comme celles
deBorda outurbines deM. Burdin, Pour fesroues &aubes courbes de
M.Poncelet, ifmontre quetoutes lesfoisquel'eau sortdeVaubeafa
méme distance del'axe derotation oiielleestentrée, sil'onnéglige fes
frottemens, ellenepeut avoir acquis ouperdu quelavitesse relative
dueaaction delagravité, rapportée alaroueconsidérée commeimmo-
bile;desorteque,d’aprés laformeordinaire desaubes, favitesserelative
de{'eau estplus grande ensortant qu’en entrant.
Enappliquant leméme principe général auxseuls mouvemens de“
translation, onenconclut lapression qu'une veine fluide produit contre
unplan qu'elle vient choquer obliquement. Lerésultat nedépend nides
pertes d'action detoute nature quipeuvent avoir lieuparlesfrottemens
dans lefluide, nid’aucune hypothése particulizre ,comme celles dont on
avait eubesoin jusqu’a présent pour trouver cette pression. Ilsuffit d’ad-
mettre seulement queleplan estassez étendu pour permettre I'épanouis-
sement deIaveine. S'ilyafrottement duftuide contre feplan, laméme
expression subsiste pour lacomposante normale auplan delapression
oblique quecelui-ci éprouve defaction dufluide. Parlaméthode quim’a
conduit &cerésultat, onvoitque, pour évaluer I'effetduchocd'uneveine fluide surlespalettes inclinées d'une roue, iln'est pasnécessaire d’attri-
buerunevaleurparticuliére afaforceviveperdueparfechoc;ellepeut
272 PRINCIPE DES FORCES VIVES
étrenulle ouellepeutétretoute faforce viveinitiale, sansquefamesure
deeffet change devaleur.
Tels sont lesrésultats principaux decemémoire. Itmesemble que
Jeprincipe d’oit ilsdécoulent trouve assez d’applications dans lathéorie
desmachines pour qu’on {femette aunombre despropositions de1amé-
canique rationnelle.
DEMONSTRATION DU PRINCIPE DES FORCES VIVES APPLIQUE AUX
MOUVEMENS RELATIFS QUELCONQUES.
Si{onréprésente parx,,J.»Zilescoordonnées relativesadesaxes fixes dans espace pour lespoints matériels dusystéme; parx,y, 2,les
coordonnées desmémes points rapportées Adesaxes mobiles, etpar
£,n,C,lescoordonnées deVorigine decesaxesmobiles; onauraparles
formules connues,
x=E+ axa by+ez,
yer tadx +by+cz,
uel +a's +My+¢z
Onsaitqu'entre fescosinus abe, a'8'¢, a’b'c", ona lesrelations,
are +e m1,
ae eere = 1, .
a be ec = 1,
ad +bh +ecd =0,
aa" +bb" +ec" = 0,
da" + b+ dé = 05
oubien également,
a+ra*+a* = 1,
e+ oe + 5% = 1,
‘ oreae=1, ab+ dh’ + a’h’ = 0,
ca+ca +a" = 0,
be+bed +Be" = 0.
DANS LES MOUVEMENS RELATIFS. 273
Nous supposerons quelesliaisons quisubsistent pendant femouve-
ment soient exprimables entre lescoordonnées x,y,z,relatives aux
axes mobiles ;feséquations quienrésultent étant L—=o, M=o,&c.,
onsaitquef'onpourra regarder chaque point comme libre, pourvu qu’on
ajoute desforces dont lescomposantes, suivant cesaxesmobiles,seront exprimées par
att LaTeo a+ Key
aL 4M ADp+H>+&e.,
ate +beqth es
A,#,&c., éant descoefficiens arbitraires.
Ainsi,parexemple, lorsqueleséquations L=o,=0,&c.,seront
celles desurfaces entrainées avec lesaxes mobiles, cescomposantes
4b dM 4A=, uwST,&e.,seront celles deforces normales acessurfaces.
Lesprojections decesmémes composantes surlesaxesfixes seront
- aL aL surcelui des x,aA2+bate +caSE4&., dx dy qe
1,ab 1,ab »,db desy,aAat BAT HCA +ben
nyab adb wy)ab des2,ara +BAe On +&e.
Desorte quen appelant X,,Y,,Z,,lescomposantes desforces données
dans fesensdesaxesfixes, leséquations dumouvement seront
ax aL aL 4
— — = AS osmo Hib wate +ba +AG +ee
ay’ ab 1,dh 1,a
= y+ waz +bay +On +&e,
ay nydh oydk yaa= Zot ara Ate Ova &e.
Onpeutpasser deceséquations acelles quiexpriment leséquiva-
Jences semblables entre tescomposantes desmémes forces estimées
XI Cahier. Mm
274 PRINCIPE DES FORCES VIVES
suivant lesaxes mobiles. Sil'onappelle, pour abréger, X,Y, Z,les
composantes desforces données suivant cesaxes, onaura .
(A)ame amf anit=XLAE+w+ Bes
bmEm E2Um=OY+at+ca+8s
emi ema+ontt=Z+az+we &e.
Onferadisparaitre lesforces dues auxliaisons, siYonajoute ceséqua-
tions pour tous lespoints mobiles, aprés esavoir multipliées parles
vitesses relatives dx,dy,dz,&c., quiseproduisent dans lemouvement
dusystéme parrapport auxaxes mobiles.
Avant d’effectuer cette opération, ilconvient d’exprimer lespremiers
membies al'aide desdifférentielles dx,dy,dz,etdecelles desquantités
7.0, a,b,ca, U,¢,&c., quidépendent dumouvement desaxes
mobiles. .
Nous désignerons, pour abréger, pard,toutes lesdifférentielles prises
seulement parrapport auxdernigres quantités a,6,¢,&c., Cest-A-dire,
prises ensupposant quelescoordonnées x,y,z&»,C,nevarient pas,
etquelespoints, nesedéplagant pasparrapport auxaxes mobiles, ont
seulement lemouvement d’entrainement avec cesaxes dont l'origine serait
supposée immobileetquin’auraientqu'unmouvement derotationautour decette origine. C'est pour rappeler quecette différentiation serapporte
Aceseulentrainement desaxes, quenous mettrons ainsi !'initiale, enbas
desd.Lesdsans indices indiqueront tesdifférentielles totales prises par
rapport autemps. Onad’abord
dx =adx+bdy+cdg+xda+ydb+ede+mdf,
dy,=a'dx +b'dy-+ cde+xda'+ydb’+-de+mdy, dz,==a"dx-+ b'dy+c'dz+xda"+ydb"+-ede"+-mdC,
etparsuite
()
md*x=m(ad*x+-bd*y +-cd*7-+- adxda+- 2dydb-+- 2dgde-+-d,x)-+ md*,dty—=m(u'd*x +bd'y-e'd*7-+-2dxdal-+-2dydb'-+-2dzde'-+-d,"y)-md*»,md*==m(a"d*x-+b'd*y-+e'd*7-+-adxda" +-2dydb"+-2dzde"-+-d,'2) +-md*C
DANS LES MOUVEMENS RELATIFS. 275
Lesderniers termesm(d,*x,-+-d* £),m(d,*y, +-d*n), m(d,*z,+-d'C),
nesont uutre chose que lescomposantes dans lesens desaxes immo-
biles, desforces quiproduiraient surchaque point femouvement qu'il
prendrait s'ilrestait aaméme place parrapport auxaxesmobiles des
x,Js2.Nous désignerons cescomposantes parX,, YuZ,..etnous re-
présenterons parX,Y,,Z,,lescomposantes desmémes forces dans le
sens desaxes mobiles x,y,z.Onaura donc pour lesdeux derniers termes
desexpressions ci-dessus
dx, EY dy,|diny ee oY(TEA) HoMBA) atomGTe)Son
Pour avoir facomposante surI'axeimmobile desxdelaforce quipro-
duirait lemouvement effectif d'une masse m,ilfaudra substituer les
valeurs (n)dans leséquations (A), etensuite remettre X,,Y;,Zepour
fes sommes
(aX, +aY, +@'Z,.),
(6X, +UY, +WZ),
(eX, +d¥, +Ze).
Fnvertu decequeada+ada’ +a"da"=0,onauraainsi,enné& gligeant pour abréger d’écrire lesdénominateurs dt*sous lesdifféren-
tielles dupremier membre,
md*x+-2mdy(adb--a'db' +-a'db")+- 2mdz(ade-+-a'de' +-a'de") +-X,
=X+ ae+&e.
Onarrivera deméme pour fescomposantes surl'axe desya
md*y +-2mdx(bda +b'da’+-b'da’)+-amdz(bde +Bde’+b'de)+Y,
=V+atei +Ke,
y
etsuraxe desza
maz+-2mdx(eda+dda’+-c'da") +2mdy(edb+¢'db'+-c'db")+-Z,
. =Z+ ate+&e.az
.
Mm*
276 . PRINCIPE DES FORCES VIVES
Onaura deséquations toutes semblables pour lesautres points. Sion
lesmultiplie pardx,dy,dz,etqu’onlesajoute, lesforcesASX,&e.,
disparaitront. Onauraainsi, enreprésentant par&lasomme destermes
semblables pour tous espoints mobiles
Emi(dxd'x-+-dyd"y-+-ded"2)
+Eamdxdy(adb-+a'db'—+-a'db"-+-bda-+-'db-+-6'db")
+Eamdzdx(cda--e' da’+-c'da" +-ade--a' de+-a"de")~+Eamdyde(bde+-8'de' +-8"de'edb+-<'d0'-+-c"db")
+E (Xde-+ ¥idy-+-Zde) =E(Xdx+-Y¥dy-+-Zde).
Lesfacteurs quimultiplient lesproduits ddy, dedx, dydg, sontnulsen
vertu decequeYona
ab+ah +a'b' =0,
ca+ ca +c'a" =0,
be +Be + Be mo.
Ainsi cette équation, enrétablissant fedénominateur dt",seréduit &
Bm(de +dy4dg2)4EXdx+Yedy+Zaz
==(Xdx +Ydy +Zaz).
Sifonappelle V,favitesse relative d'un point quelconque parrapport
aux axes mobiles, onaura
VAV,=dx2%+dyt+dy SO bhOG Tae
Sion désigne parP,{1aforce opposce acelle dont X,,Y.,Z.,sont lescomposantes, pards,arcdecourbédécritdanslemouvement relatifd'un
point quelconque parrapport auxaxes mobiles, onaura
—~
Xx +Vody +Zdq =—Peoos(P.ds) ds,.
Enseservant denotations analogues pour lesforces données, etdé-
signant parPfaforce dont X,Y,Z,sontlescomposantes,, onaura —~
Xdx +Ydy +Zdz =Pcos(Pds,) ds,
.DANS LES MOUVEMENS RELATIFS. 297
Ainsi 'équation précédente peut sécrire ainsi:—~ o> EmV,dV, =Peos(Pds)ds, +P,cos(P:ds,) ds,
Enintégrant cetteéquation etdésignant parV,lavitesse d'unpoint
quelconque alafindutemps ¢,etpary,Javitesse duméme point a
Torigine decetemps, onaura
pte ome=ppeos(Pain)ds, +[P.cos(Pa.)ds
Cette équation renferme cethéoréme, queleprincipe desforces vives
4aencore lieudans lemouvement relatif auxaxes mobiles, pourra qu'aux
quanttés d'action [Pcos(Pds)ds,, calculées aveclesforcesdonnées Petles,
arcsds,décrits danscemouvement relaif, onajoute d'autres quantités d'action
quirésultent desforces P,,quisontegales etoppostes acellesqu'ilfaudrait
appliquer &chaque pointmobile pourluifaireprendre lemouvement qu'ilaurait
S'ilétait invariablement liéaux axes mobiles.
Nous indiquerons plusloinlemoyen dereprésenter cesforces etde
simplifier lescalculs desquantités d'action quileursontdues. Mais aupa-
rayant nous allons examiner lesprincipaux avantages duthéoréme pré-
cédent.
*Cette extension auprincipe desforces vives oudefatransmission de
Jaquantité daction donnera uneéquation différentielle quisuffira pour
déterminer toutlemouvement quand iln'yauraqu’une variable indépen-
dante etquelemouvement dentrainement desaxes mobiles seradonné
4priori :tadifficulté neseraplusquedansVintégration decetteéquation
oitlesforcesPetP,etlescosinus cos(Pdi), cos(P,ds)serontengénéral
desfonctions dutemps etd'une variable serapportant a1aposition du
systtme relativement auxaxes mobiles,
Lebutordinaire decegenre deprobléme demouvement dansunsys-
téme entrainé parunemachine d'une maniére donnée 4priori, comme
celaseprésente pourlesroues hydrauliques, estdetrouver Jaquantiteactiontransmise alamachine:nousallonschercherl'expression decette
quantité,
°
278 PRINCIPE DES FORCES VIVES
RECHERCHE DELAQUANTITE D’ACTION OUDUTRAVAIL TRANSMIS ALA
MACHINE QUI PORTE LES AXES MOBILES.
Onpeut appliquer feprincipe desforces vives aumouvement dusys-
téme dans l'espace, pourvu qu'on tienne compte detoutes lesforces aux-
quelles lespoints mobiles sontsoumis, cest-d-dire, pourvu qu’on ajoute
auxforcesdonnéescellesquiremplacent lesliaisonsparrapportauxaxes
mobiles enayant égard aumouvement donné decesaxes, Cesforces,
jointes acelles quisontdonnées, remettront fesystéme dans l'état ordi-
naire odiln'yapasdeliaisons dépendantes dutemps. Laquantité d'action
*
quecesysttme aurarecue parI'effet decesforces seraensigne contraire
.celle qu'ilauratransmise auxsystémes desaxes mobiles. .
Nous désignerons, pour abréger, cette dernitre quantité d'action parQ:
nous appellerons yetVlespremitres etlesderniéres vitesses d'un point
quelconque pour son mouvement absolu dans espace, cest-a-dire,
parrapport auxaxesfixes,et nous désignerons pards lepetit arcdécrit
parrapport &cesmémes axesfixes.
Lesystéme étantdevenuisolédesaxesmobiles, quandonconsidere les
forces quiproduisent laquantité d'action Q,onaura parleprincipe des
forces vives dans cecas
sem _pm—sypeos(Pas\ds —Q,2 2
ou
a my mvs Q=BSPcos(Pds)ds+7—Bm,
Lecalcul desquantités quisontdansfesecond membre estsubordonné
Alaconnaissance dumouvement despoints etauxvitesses initiales.
Distinguons comme précédemment pardesrmisenbasdeslettres les
quantités quiserapportent aumouvement relatif parrapport auxaxes
mobiles, etpardesemiségalement aubasdesmémes lettres, lesquan-
titésdeméme nature quiserapportent aumouvement d’entrainement de
cesaxes, lorsque fespoints matériels sontsupposés liésinvariablement
DANS LES MOUVEMENS RELATIFS. 279
avec eux. Lespremiéres etdernitres vitesses vetVseront lesvitesses .
résultantes dey,v,,etdeV,,V,.Ainsi onaura
“A
wv= v2+ ¥*+ayy, cos(¥y,),
a
Ve=V+ Ve+2VV,cos(VV)).
Desorte que'équation ci-dessus devient
my mye ins Q=EfPcos(Pds)ds +ES+E+ Zmy,y, cos(¥,¥,)
_zee_baa—EmVV,cos(V,V,).
Lesquantités quiserapportent auxvitesses initiales y,,»,,seront don-
nées, ilrestera acalculer {esvitesses V,,V,,etleterme E{Pos (Pas)ds: Cestcequiseferaquand onaura {aconnaissance compléte dumouvement
parl'intégration def’équation desforces vives pour lemouvement relatif,
puisque, connaissant lespositions despoints parrapport auxaxes mo-
biles, onconnaitra aussi leurposition dans lespace. :
Sans rienparticulariser surcesmouvemens, onpeutnéanmoins pré-
senter desrésultats généraux quisesimplifient beaucoup dansdeshypo-
théses conformes acequeprésentent lesapplications decesquestions a
athéorie des machines.
:
Remarquons qu’on apour lesmouvemens relatifs enverfu duprincipe
établi aucommencement decemémoire
mVe my — of. ()BE eh =x/Peos(Pds,)ds, +B/P.cos(Pds,) ds,
substituant cettevaleur dansI’équation précédente quidonne {avaleur
deQ,onaura
= —_ — Q=Em/Pcos(Pds\ds —¥fPcos(Pds)ds, —¥fP.cos(P.ds)ds,
+Ee etl4Emyycos (in)—EmV.Vc0s(V,V).
Sifon appelle ds,lepetitarcquedécrirait unquelconque despoints s'il
280 PRINCIPE DES FORCES VIVES
était liéinvariablement auxaxes mobiles; lepetit areds,décrit dans le
mouvement absolu, sera {adiagonale construite surds,etds,comme
cbtés, Done sif'onprojette ds,ds,,ds,,surtadirection de{aforce P,
on aura
“~ — —~
dscos(Pds) =ds,cos(Pds,) +ds,cos(Pds,),
ou bien— ma — ds,cos(Pds,) ==dscos(Pds) —ds,cos(Pds,).
Enréunissant pour chaque point lesdeux intégrales
— —~[Pcos(Pds)ds, Pcos(Pds) ds,
onauradone—_~ —~ —JPcos(Pds\ds —/Pcos(Pds,)ds, =fPcos(Pds,)ds, .
Ainsi 1avaleur deQdevient
— — mvs \v) Q=¥fPcos(Pds))ds, —EfP,cos(Pds)ds, +B. ~~ mvs —_. +Emy,y(r,%) —E=E —EmMV,VcoslV,V).
Telle estlaformule générale dutravail transmis alamachine a
laquelle tiennent lesaxes mobiles.
LecalculdecettevaleurdeQestsubordonné aceluidesintégrales
{Pos (Pds,)d5., [P.cos(P.ds,) ds,, etauxvaleurs deV,etdeV,qui
résulteront detl'intégration de{'équation (c).Nous allons voirdescasott
{escalculs s'exécutent sans complication, etnous montrerons comment
cette formule, lorsméme quecescalculs nes'achévent pas,permet de
reconnaitre lescirconstances quiinfluent surfaccroissement ouladimi-
nution defaquantité Q.
SIMPLIFICATION DANS LECAS OULES QUANTITES DEMOUVEMENT DUES
AUX VITESSES D'ENTRAINEMENT SEFONT EQUILIBRE D'ELLES-MEMES DANS
LA MACHINE AU DERNIER INSTANT.
Hyades casoitfeterme ©mV,V, cos(V,V,) seranul:pourcelail
DANS LES MOUVEMENS RELATIFS.
.281
suffira quelesvitesses d'entrainement V,soient telles queJespoints
étant dans lespositions oiilssont, restent enéquilibre dans amachine
parrapport auxplans desx,y,z,sans produire aucun mouvement re-
fatif, sifonsupprime lesvitesses relatives, etqu'on nedonne quele
mouvement dentrainement avec lesaxes.
Eneffet, lesquantités demouvement imprimées auxpoints seraient
alors mV,; lesvitesses relatives V,sorit desvitesses virtuelles pour les
mouvemens defamachine; ainsi onaurait
=m V.V,cos(V,V,) =0,
cequidonnera dans cecas
. — — moe nVeQ=SPcos(Pds}ds, —fP.cos(Padin)ds, +BM—ypBle
—
+2Emy,v,cos(y,%,).
EXPRESSION GENERALE DELAQUANTITE D/ACTION QU’IL FAUT INTRODUIRE
DANS L’'£QUATION DES FORCES VIVES, ENRAISON DUMOUVEMENT DES
> AXES MOBILES.
—~
Nous allons examiner comment {aquantité d'action E/P, cos(P,ds) ds,
dépend dudéplacement deI'axe instantané derotation desaxes mo-
biles etde1avariation delavitesse angulaire.
Lesforces P,peuvent sedécomposer endeuxesptces :fesunesdont
. ca ay eo, {escomposantes, suivantlesaxesfixes,sontmE,m=,mL,cest
a-dire, lesforces capables dedonner &chaque point leméme mouve-
ment que forigine desaxes mobiles;{esautresdontlescomposantes
suivant esmémes axesfixes,sontm“@**.,m“2+,m“%, jesquelles
forces sont celles quiproduiraient 1arotation dusyst?me avec lesaxes
dans laposition otilsetrouve achaque instant. Onchoisira lorigine
descoordonnées x,y, z,pour rendre leplus simples possible lesforces
m2, m2, m££,Parexemple, siunpointsemeutuniformément.de de’ de ’
XX1s Cahier. Noa
282 PRINCIPE DES FORCES VIVES
ouavec unmouvement uniformément accéléré, enleprenant pour
origine ,cescomposantes seront nulfesouconstantes. Ilestfaciledevoirque,si4’,Y',Z!,sontlescomposantes suivantlesaxesmobilesdesforces
opposées acelles qui produiraient surchaque point femouvement de
Vorigine, laquantité d'action due acesforces directement appliquées
auxpoints mobiles, sera
hEfinX'dxVYdx-¥-Zde)=-fX'Emdx--f¥ Emdy+-fZEmdz.
Six’y'Zsont lescoordonnées, relatives auxaxes mobiles, ducentre de
gravitédusystéme, cettequantité devient, enappelant AZlamassetotale, ,
+Mf(X'dx’+Y'dy+Zdz).
Endésignant parP”,laforce accélératrice opposée Acelle quiproduirait
cemouvement deforigine, lamasse totale yétant concentrée, etpards,
Vare décrit parfecentre degravieé dusyattme; onpourra encore larepré-
senter par
es+M[P’, cos(Pds)) ds,.
Sife centre degravité n'avait pasdemouvement relatif parrapport aux
plans mobiles, cette expression serait nulle, puisque ds,’serait nul.
Revenons aucalcul de/P,cos(P_ds,)ds,, ennenous occupant plus des
forces dues aumouvement del'origine desaxes mobiles.
: Enserappelant cequedésigne P,,onverra facilement quelescompo-
P, Not, by santessurfesaxesfixesde—sont,enn’écrivant pas,pourabréger, les
dénominateurs de,
—(xdta +yd*b+ ede). :
—(xd*a' +yd*l! +zd*e’)
—(xd'a" +yd*b" ++ed*e")
etsur fesaxes mobiles
,
DANS LESMOUVEMENS RELATIFS. 283
—x(ada-+a'd'a' +a'd'a") —y(ad'b+a'd*h'+adh)
—¢(adte +a’d*c +a’d*c")
—x(bdta +B'dta+b'dta") —y(bath+Bath+b'd*b")
—abdte +bide!+b'd'c’)
—x(ed'a +dtd +eda") —y(cd*h-+ edb+cath")
—gedtebedtd rec'd'e").
Lesprojections deds,surlesaxes mobiles sont dx, dy,dz;lemoment
~
virtuel P.cos(P.ds))ds,Sobtiendradoncenfaisantlasommedesproduits descomposantes ci-dessus pardx, dy,dz:onaura ainsi !asomme
suivante ;
—xdx(ad‘a-a'd'a'ta'd'a")— ydy(bdb-U'd'b bab) Pscos\Pedids,edeledet-ddte+-c'd*e’)
=|—xdy(bd*a+b'd'a'-b"d"a") —ydx(ad*h-a'd*b-+a"d*b")
cds (adepa'd'd'--a"d'c’) —xdeled'a-cd'a+¢'d'a")
ydeled*b-c'd'b--c'db') —zdy(bd'e- bide4-6'd*c’),
Or,envertu desrelations entre lesquantités abc,a’B'c', a’b"c’, ona
. ada +a'da' +a'da’ =0,
doit fon tire
—(ada +a'd'a’ ++a'd'a") =(da* +da’+da’).
Onaurait deséquations toutes semblables pour leslettres }etc.
SiI'onporte surl'axe instantané uneJongueur égale alavitesse angu-
laire,etqu'onappellepgrlescoordonnées parrapportauxaxesmobiles
dupoint ainsi obtenu enportant Jalonguéur d’uncétételqueJavitesse
angulaire fasse tourner dans unsens déterminé autour decetaxe, par
exemple dexvers y,sicepoint était surVaxe deszducdté des
positifs, onaura par{esformules connues
eNno®
‘
.
,
284 PRINCIPE DES FORCES VIVES
—(adb-Ha'db'-t-a'db") =(bda--8'da'+-b'da") =rdt
—(bde+U'del-+- W'de")=(cdb-+-c.db’ +c'db)=pat
—(eda-pe'dal-pe'da) =(ade-balde'-Ha'de’) =qdt,
etdela
bdta +Uda’ +b'd*a"=—drdt—dbda—db'da!—db'da" ad*h -+-a'd'8 +a'd*h!=—drdt— dbda—ddal—dB"da.
Onaurait desrésultats toutsemblables pour lesautres combinaisonsenbeetac.
Sion appelle w,,dy,uz,lesvitesses angulaires desaxesdesx,desy
etdesz,onaura
dat + da* +da’ = ogdt
db+db* +db" =ade
de +de® +de® =ogdt
et
~~
dadb +da'd¥) +da"db" ==waycos(oxy)dt*em
dade +da'dé +da'de" =axuyc0s(a,ay) dt*LY
dbde +d8'dé +db'de’ =aywzcos(exa,)di.
Enintroduisant cesvaleurs dans lexpression précédente dumoment
virtuel Pecos(Pedr) dsr,danslaquelle onremettra ledénominateur
d¢*quon wavait pasécrit parabréviation, onaura
Pe 5. s,Fecos(Pedsdldsy==axtxds+ay'ydy+agtede A
Ae(xdy +ydx)q0yc05(dn0y)
~bh(ude++zdx)eax0,008 («yeae)aN
+(yd+Zdy)wyeezcos (yz)d)
—(xdy —ee)
di—(cde—xd)SE
Ey—(vde—dy)2.
DANS LES MOUVEMENS RELATIFS. 285
Lesquantités xa, yoy, Zz, sontlesvitesses d’entrainement despoints
situés sur[esaxes mobiles avxdistances x,y,zdeLorigine. Orla
vitesse dentrainement dupoint dont x,y,zsontlescoordonnées, est
larésultante deces trois vitesses, comme cela résulte des relations
entre lescoordonnées. Ainsi enserappelant qu’on adésigné parvela
vitesse d'unpoint supposé liéauxaxesmobiles, onpourra poser
: ~
Ve*=Wx?X*bEWy*y*WZ" 2XWx@yCOS(xy) “A
2XWx@zCOS(GxGz)++2YZ@ye2C0S (ayer).
Or, encomparant cette expression avec lessixpremiers termes dela
~
valeur précédente dePecos(Pedsr)dsr, onreconnaitra quecestermes
forment favaleur ded,—*-; ledydésignant unedifférentiation faite
parrapport aumouvement relatif, lorsque x,y, zchangent seulement
etquelesvitesses wx,ay,;etleur direction nechangent pas.
an P. > Pourréduire l'autre partie de1avaleur de~cos(Peds+)ds,,o&se
trouvent lesfacteurs (xdy—ydx),nousdésignerons pardM,lapetiteaire
décrite dans letemps dtparlerayon vecteur quivadeforigine desplans
mobiles aunpoint quelconque dusystéme, ennetenant compte quedu
mouvement relatifparrapportacesplans,etnousreprésenterons parA,u,7
lesangles quefait, avec lesaxes mobiles, laperpendiculaire auplan de
cette airedMr, enportant cette ligne d'un cdtételqueIarotation du
rayon vecteur sefasseautour decette direction, dansleméme sensque
celui quiseproduit parlarotation desaxes mobiles autour del'axe
instantané prisdans fadirection quivadeYorigine aupoint dont les
coordonnées sont pgr. Les trois derniers termes delavaleur deP.cos
—
(Peds,) ds,seréduiront évidemment &
dp dq dr (cosaE+ cosySh+cosy)24m,
Sifonappelle p,g,r, desquantités analogues &pgr, mais serap-
portant @desaxesfixes, onaura
>
286 PINCIRE DESFORCES VIVES
7
pap, +4g +a'r,
q=bp,+Ugh br,
rep tg ber.
Onsaitque{'axe derotation estperpendiculaire auxvitesses detous les
points, etparconséquent acelles depoints pris&lunité dedistance
surlesaxes mobiles, etquelescomposantes desvitesses decespoints
sont da, da’, da’, etc., onaura done
pda +q.da +r,da =o
: pdb +9,46 +r,db"=0
pide +qidcé +r.de' =0;
ainsi, endifférentiant lesvaleurs précédentes depgr, ontrouve, en
vertu des relations ci-dessus,
. dp=adp, +a'dg, +a'dr,
(e) dg=bdp, +dq, +B'dr,
dr=cdg, +¢dq, +c'dr,.
Sil'onappelle A,u,¥, lesangles del'aire dM, avec lesplans fixes
desx,y,Z,,onaura
cosA, ==acosA ++ bcosp + ¢cosy
cosa, =a’cosA +Ub’cosu+cosy
cosy, ==a’cosA ++a’cosm ++c'cosy;
ainsiYexpression précédente devient, aprés 1asubstitution desvaleurs
dedp,dq,dr,fournies parleséquations (e), .
- apy dq, dry(cosa, PL+cosu,SE+cosy,+)2dM,.
Mais p,,q,.¥,représentant lescoordonnées d'un point porté surl'axe
instantané &unedistance delorigine égale A1avitesse angulaire absolue
quiest//p7-g,-r7+ +Sil'oncongoitunetangente alacourbedécritepar
DANS LESMOUVEMENS RELATIFS. 287
cepoint, etqu’on appelledelepetitarcqu'ildécrit,ou/Ipp+raqp anti lecosinus deangle detaperpendiculaire auplan dePélément dM,
avec latangente enquestion sera
conn, itt a dnCosa, ES +cosm, Te =bcosy, TS.
Ifsensuit que, sifonprojette cette airedM; surleplanperpendiculaire
&cette tangente alacourbe décrite parlepoint dont p,g,r, sont les
coordonnées, etqu’on appelle dV, cette projection, onaura
2dN=24M;\cosa,PR+cosu,A+cosy,|,
-Ainsi l'expreesion précédente destrois derniers termes dePecos (Peds)
ds, deviendra
. —.dN, St.
On adone
Pp, (ve*) decos (Pedse)dse=dp“1—aAt;
ainsi
(ve) de EfP.cos(Pedsx)dsy =Bfmd, “).—2EmfdN, =.
SiVonintégre parpartie lepremier terme dudeuxiéme membre, en
vertu delaformule
d(ve)' =de(¥e)* +delve},
on aura
BfPecosPedy)dsy=BE —eB fmd, 2)
de—2mfdN,
Enappelant A,B,C,lesmomens dinertie principaux dusysteme
pour une position instantange despoints mobiles, etensupposant
quelesaxes mobiles soient cetinstant lesaxes principaux pour cette
+
.
288 PRINCIPE DES FORCES VIVES
position despoints mobiles, cequiestpermis puisque jusqu’a présentcesaxesmobilesontétélaissésarbitraires ;onaura
mye 4. BY. ce.PSST tyres
Maispouravoir Emd,2”,ondoitdifférentier lavaleurprécédente
sans faire varier lespositions despoints, cest-i-dire sans faire varier
A,B,C, etengardant toujours pour axes principaux lesaxes mobiles;
ainsi onaura
.
Em£00"—Apdp+Bydq+Crdr.
Sifoncongoit tespetites gires décrites dans letemps dtparles
rayons vecteurs dans lemouvement d’entrainement desaxes pour une
. position donnée dusystéme parrapport auxplans mobiles, lesquan-
tivesApdr,S-qdt, dt seront lessommes desprojections de
cesaires surcesplans mobiles choisis comme plans principaux pour cette
position dusystéme. Sil'onappelle dMzfune decesaires, etAcieee les
angles defaperpendiculaire acette aireavec {esaxes mobiles, enfa
prenant d'un cété telque farotation durayon vecteur sefasse autour
decette direction dans feméme sens otfonadéjasupposé quelle se
faisait autourde1adirection prisepourfaperpendiculaire auxairesdM,;
on aura
dM, Ap=2Em ~~ cosre
:
aM,
. Bg=2Em cosue
dM, Cr=2Em = cosre,
done
d _ aM.,d d Apdp +Bqdq +Crdr =2m——(cosredp +costedg
+cosredr).
. DANS LES MOUVEMENS RELATIFS. 289
Sionremet pour dp,, dq, dr,leurs valeurs endp,, dq.,dr,, tirées
deséquations précédentes (£), etsil'onfait
cOsA,, ==acosdA, +bcosm, ++ ¢cosy,
ccsfy, ==a’cosA, +b’cosm, +¢cosy,
c0s¥,, ==a’cosa, ++bcos, +c'cosy,,
cequirevient adésigner parAyesvesVierlesangles quefaitl'aire dM,
avecfesplans fixes; l'expression précédente deviendra
aM, 2m—T—|cosAredp, +cospyedg, cos¥,ed¥,|5
donc, enappelant comme précédemment de[arc décrit parfepoint
géométrique obtenu enprenant surI'axe instantané derotation unefon-
gueurégaleafavitesseangulaire, quiest/p>aqr re»expression
précédente peut s’écrire ainsi:
am |cosryePE+costtyeHE+cosre|de.
Sifonreprésente pardN,laprojection delaire dM, surteplan per-
pendiculaire aupetit arcdo,laquantité ci-dessus devient
25mrode;
ainsi favaleur de{'élément différentiel delaquantité d'action dueaux
forces P,sera
EP.cos(P.ds;)dsr =EmdOH—aemMede+
aN,— 2Em de.
Or,sil’on désigne pardNlaprojection surfeméme plannormal la
courbe dont deestlepetit arc,pour l'élément dire décrite dans le
mouvement absold dans l'espace parlerayon vecteur mené fundes
points mobiles, onauradN=dN, ++dN,; onadonc
XXL! Cahier Oo
290 PRINCIPE DES FORCES VIVES
d(¥)* dN EP.cos(Peds,)ds, =Em220 _gem2%de.
Ainsi, lorsquin neconsidére que{esforces dues afarotation, la
quantité d'action seréduira endéfinitive &
mV mv dN E/P.cos(Prdsy)ds, =EAE 2Emfe do,
Onconclut decette formule que, siles points décrivent detrés-petitsairesdansespace, oudesairesparalléles aladirection de,dans laquelle
marche lepoint fictif prissurfaxe instantané, alors laquantité d'action
EfP.cos(P,ds;)ds, estlaméme quesicetaxenechangeait pas, et
quelavitesse angulaire fitconstante.
Si,lavitesse anguiaire desaxes mobiles étant variable, cesaxes
tournent autour dumémeaxeinstantané; alors©fm44dedevien-
dralasomme desaires projetées surunplan perpendiculaire acetaxe.
Sidoestnul,cest-a-dire silavitesse angulaire nevarie pas, etquel'axe
instantané derotationsoitfixe,alorsleterme2m{4%deestnul,*
etlaquantité d'action dueauxforcesP,serédvittoujours az2H.
=TE, cest-a-dire, alaccroissement delaforcevivedueauxvitesses
dentrainement avec lesaxes.
Si,pour calculer lavaleur defaquantité d'action P,cos(P.ds,)d5-,
onaégard maintenant aumouvement deLorigine desplans mobiles, il
faudra ajouter leterme M{P,cos(Peds,)ds'r, dans lequel Mrepré-
sente lasomme desmasses, P,'faforce accélératrice opposée acelle
quiproduisait lemouvement deYorigine, etds,élément décrit par
rapport auxaxes mobiles parlecentre degravité desmasses. Ainsi on
aen général
mV my? dN EfPrcos(Peds,)ds =EM—eM 2EmfFdo
+MIP/cos(Pids)d5q
.
DANS LES MOUVEMENS RELATIFS. 291
Quand l'origine desplansmobiles aunmouvement rectiligne uniforme,
ouqueIecentre degravité dusysttme nesedéplace pasparrapport
auxaxesmobiles, /P,'cos(P,'ds,) ds,estnul,etonaseulement
meV* mev* dN EfP,cos(P.ds,)ds- =S——5 23fr do;
cecasestpresque toujours celui quiseprésente dans lapratique.
Ensubstituant cette derniére expression dans {avaleur (p)deQ,on
aura faquantité d'action transmise alamachine lorsque leterme /P,'cos
(Pids,) ds¢estnul:ellesera
Q= EfPcos(Pds,) ds,-+-Emy,t—EmV,A +Emy,v,cos(r%)
de
—EmVVcos(VeV,) —2BfmdN .
Lorsque /mdN4%=0,cequiarrive,commeonvientdeledire,
quand larotation estuniforme, puisque de=0,ona
~
Q=EfP cos( Pds,)ds,+Emy,—EmV2 +Bmy,v,cos (%,%)a
—EnV,V,cos(V,V,):
leméme résultat aurait encore lieusi,den’étant pasnul, onavait entre
eslimites dumouvement
dN Em[- de=0.
APPLICATION AUX CAS OU LEMOUVEMENT DE ROTATION DES PLANS
MOBILES EST UNIFORME AUTOUR D'UN AXE DEDIRECTION CONSTANTE
QUI N'A QU'UN MOUVEMENT DETRANSLATION UNIFORME.
Supposons quelemouvement desplans mobiles soitunmouvement
derotation uniforme autour d'un axefixeoud'un axesetransportant
uniformément dans espace parallélement alui-méme, Alors onade
Oo*
292 PRINCIPE DES FORCES VIVES
=0,etlesforces dues aumouvement delorigine, enfaprenant sur
Yaxe, sontnulles, desorte queledernier terme delavaleur précé-
dente deQestnul.Ainsi cette valeur devient
.
Q=BfPcos(Pds,)ds,-+ Emy —EmVe
+Emyv, cos(yr) —EmV,V-cos(V,V;)-
*
Sit'on désigne par«Iavitesse angulaire derotation desaxesmobiles,
etparKetlesmomens d'inertie dusysttme parrapport aaxede
rotation dans sespremitres etdernitres positions, onaura
mye mV
_wt pe et =tk).
Dans lecasoflesforces Psonttoutes paralléles aaxe, alorsona
cos(Pds,) =0,
puisque ds,estunarcdécrit dans unplan perpendiculaire a{adirection
deaxe oudeP,Deplus, endésignant parretRlespremiéres etder
nigres distances despoints mobiles aaxe derotation, ona¥,=or
etV,=wR; lavaleur deQdevient donc
Q= wEmrv,cos(vv,) —@EmRV,cos(VrV,) —a(K—h).
Siln'ya,comme onlesuppose, qu'une variable indépendante dans le
mouvement delamachine, onconclura lavitesseV;d'undesespoints
del'équation
me any,* tm, SalES BE +BfPe0s (Psy)dsp+EfP,cos(Ped 51)dsr
ouAcause de
EfP,cos(P.ds))ds, =EMME ee Kk)
ve ve ot (pan
Em Em SK Aft)+BfPos(Pdi) dir.
Lesforces Pétant parexemple despoids dont fadirection estparal-
Réle&axe derotation supposé vertical, sionappelle 4fahauteur
DANS LES MOUVEMENS RELATIFS. 293
dont fecentre degravité desmobiles estdescendu parallélement acet
axe, etMla masse totale despoints mobiles, onaura
—
EfP cos(Pds,)dsr=gMh.
Enfin, sifonappelle V;’etv-'lespremiéres etderniéres vitesses pour
unpoint particulier dusystéme quisoittelqu'on aitV,=AV," et
¥=av’, Aetadépendant delaposition defamachine etpouvant
diredesfonctions defare s,parcouru parcepoint, onaura
SEemAt=EEmat+2(Kh) +Mh,
dou
FY OE St ETZL Vi=Vw toa+tea +Sma
Remettant dans l'expression deQpour »,etVylesproduits ay,'AV;’,
etsubstituant enméme temps pour V;'lavaleur ci-dessus, onaura
Q= +4%’Emarcos(y,V;)
RELICSeELA Vj1SeptA SE|smareos(h, 4)0"(2)
Lesfacteurs cos(v-¥,), cos(VrVe), sont delanature descoefficiens aet
A,etdépendent aussi despositions dechaque point du-systéme; tes
sommes Emarcos(-y), ZmAReos(V;V,)serontdesfonctions defa
variable unique quifixera laposition relative delamachine aupremier
etaudernier instant. Desorte que, connaissant lapremiére etladerniére
position dusyst@me parrapport auxaxes mobiles, etconnaissant »,’et«,
onaura Q.(Voir fanote (a),ensupplément.)
APPLICATION DELAFORMULE QUI DONNE LAQUANTITE D'ACTION
TRANSMISE AUNE ROUE HYDRAULIQUE TOURNANT AUTOUR D'UN
AXE HORIZONTAL,
: .
Onpeutappliquer fesformules générales desarticles précédens ala
294 PRINCIPE DES FORCES VIVES
question dumouvement del'eau dans lesaubes courbes desroues de
M. Poncelet.
Sitonconsidére Yaube comme uncanalotl'eausemeutpendant
quil estentrainé d'un mouvement derotation uniforme, favaleur de
V,seradonnée dans cecaspar
mV mv, Bat BdeBa Sa ZfPcos(Pds-) ds,+BfPcos(Pds;) dsr.
Silesmolécules fluides sortent alaméme distance deI'axe &laquelle
elles sont entrées, onaura V,=y,,d’ot
mVe mv
2 =~,
2 2
Rae inst etparconséquent £/P.cos(P.ds-)ds =0;ainsi onaura
mV mit I
ET e+ E/Pe0s(Pdix) dsr.
Lintégrale dusecond membre neserapasnulle lorsméme quefespar-
ticules sortiront 41améme hauteur alaquelle elles sont entrées, parce
que, laforce Pfaisant desangles différens avecds,quand l'eau monte
dans l'aube etquand elleenredescend ,lesdeux portions designes con-
traires del'intégrale pour cesdeux périodes demouvement nesont pas
égales. Suivant laforme ordinaire desaubes courbes, 1agravité serap-
prochera davantage deIadirection deds;, cest-d-dire delatangente
aucanal queforme l'aube, pendant ladescente del'eau que pendant
we mV vet sonascension; ils‘ensuit que ©——— estplusgrand que5——,et
quiainsi l'eau sortdefaroue avecuneforce vive relative plus grande que
celle qu'elle avait enyentrant.
DE LA PRESSION QUE PRODUIT UNE VEINE FLUIDE QUI RENCONTRE
OBLIQUEMENT UN PLAN FIXE OU MOBILE.
Lorsqu'il n'yaquedesmouvemens detranslation, lestermes /P,cos
DANSLESMOUVEMENS RELATIFS. 295 -—~. (P.d5,)ds, sontnuts, puisque lesforces P,fesont :enméme temps on
av,=V,,puisque toutes lesvitesses d’entrainement sontégales. Ainsi,
enreprenant favaleur (p)deQdel'article (2),onaura
—
Q= ¥/Pcos(Pds,)ds,+ oe o>. Emy,V,cos (vpV,)—EmV;V,cos(VrV;).
Dans fecasodune veine fluide arrive surunplan, sifonsuppose
queceplan aitunevitesse d’entrainement V,perpendiculaire asasur-
face, alors favitesse V;étant dirigée dans fesens duplan, onaura
cos(V,V,)=0;ainsi -~
Q= EfPcos(Pds,) ds,—
Emv,V,cos(v-V,).
Laquantité (Pcos(Pds,)ds, nedoit étreprise quepour lesfrotte-
mens del'eau. Or,lesfrottemens étant desactions mutuelles quise-
raient enéquilibre silefluide restait immobile surleplan, ets'iln’avait
ainsi quelemouvement d’entrainement; onaEPcos(Pds,)ds, =0.
Ainsi ilreste
>
Q= Emy,V,cos(rV,).
. op P, SS V,esticiun"facteur commun. Sif'onsuppose que »,etlangle v-V,
restent lesmémes pour toutes lesparticules fluides, etsilonappelle
M{amasse totale d'eau quiacoulé surfeplan, onaurapour faquan-
titéd'action Qtransmise auplan tandis qu'il semeut avec lavitesse V,,
etquil aregu famasse Mf,
—
Q=My,00s(eV.)V..
Onpeutremarquer que,comme yestlarésultante de»,etV,,ona
enprojetant cesvitesses sur¥,,
vcos(vV,)=v,c0s(%V,)+Ver
ou v,c08(¥,V,, =vcos(v V.)—V,;
ainsi Q=M |v008(¥V,) —Ve}Ve
- .
296 PRINCIPE DES FORCES VIVES
Side1aonveut faquantité d’actién, nonplus pour unemasse donnée
Mdefluide, mais pour untemps donné, parexemple pour uneseconde;
alorsMseraégalAlamassed'eauquiarrivedansunesecondeSurleplan. Or,siaestIasection delaveine, 1aquantité defluide quiarrive sur
leplandansuneseconde aurapourvolume a,etpourmasse“<*,
enappelant 2lepoids dePunité devolume del'eau. Ainsi onaalors
pour favaleur deQdans uneseconde
——-Qatecos(eV)Ves
sion appelle Plaforce produite perpendiculairement auplan, onaura
Q= PV, ;ainsi
“oo™~ PY.=7a cos(v¥,¥,) Vi,
dou
> P=wa~ cos(nV,).
SiV,devient trés-petit, alors vdevient égalafavitesse absolue. du
fluide avant quil sedétourne par1aprésence duplan; vitesse que
—nousdésignons parv.Enmémetempsl'angle,V;devientlangledeV,
avec ¥,Cest-a-dire celui quefaitladirection deJaveine fluide avec
aperpendiculaire auplanouavecfaforceP.Ainsi onapourfapression
produite contre ceplan
av aS P=— =cos(vP).
8
Cerésultat subsiste quels quesoient lesfrottemens deeau.
Onpeutvoirqu'ilsubsiste méme pourdesmouvemens defeausut
feplanquidonnent desvitesses V;nonparailéles ceplan,pourvuquele
terme SmV,cos(V;V,) soitnul,cequiauralieusifonpeutpartager le
fluide étendu surJeplanenportions quisoient tellesqueleurscentres de
DANS LES MOUVEMENS RELATIFS. 297
gravité semeuvent parallélement asasurfaces caralors y;cos (v,V,)
Gant {avitesse dechaque particule dans lesensperpendiculaire auplan,
onauratoujours Emy,cos(y,V,) =0,ouLmy,V,cos (v-V,)=o.
(Voir fanote (4).)
XXL! Cahier. Pp
298 PRINCIPE DES FORCES VIVES
NOTE (a).
Nous appliquerons lesconsidérations précédentes &lathéorie d'une roue&axe vertical quiestmue parunechute deau, etquisertdemoteur &unmoulin ou&
toute autre usine.
Lathéorie deces rouesaétédonnéedéjaparBordaetM.Naviermaisilne
sera pasinutile delaprésenter icicomme application desrésultats dumémoire
précédent.
‘Auliew@appliquer directement lesformules générales, nous reprendrons dans
cetexemple lesconsidérations quiyconduisent.
Nous concevrons qu'un courant d'eau sort d'un certain réservoir etdescend
Gabord dune hauteur &depuis leniveau supérieurdeceréservoir, soitenparcourant
uncoursier, soitentombant librement, etquiayant acquis aprés cette descente
unecertaine vitesse y,ilentre dans uneespéce decanal tenant &uneroue quitourne
autour d'un axevertical avec unevitesse angulaire constante «.Nous supposerons
que cette eaudescend dans cecanal d'une hauteur Hf— etqu'elle ensort ensuite
avec unevitesse absolue V.Isagit decaleuler faquantité duction que recoivent
lesparois ducanal dans lequel eau estdescendue, ou,cequiestlaméme chose, fa
quantité d'action que recoit laroue quileporte, etparconséquent celle quelle
communique &famachine dont elleestlemoteur, Nous examinerons ensuite dans.
quelle circonstance cette quantité d'action estunmaximum.
Considérons ladescemte d'une masse deau égale &m.SiQestlaquantité action
transmise Afaroue parcette masse, etsiAreprésente laperte daction due aux
actions moléculaires parleffet duchoc quel'eau éprouve &sonentrée dans lecanal,
onaparle principe desforces vives pour femouvement absolu
La A=mg(H—-h) —Q—A.
Icinouséerirons pourabréger“Y” aulieudelasommedesforcesvives(*)étendue
&toutes lesmolécules delamasse msitoutes lesvitesses n'étaient paségales. On
tire defa
Q=mg(Ht) +ME Eg,
Pour rendre Qleplusgrand possible, AYet&étant donnés, ilfaut rendre AetVle
plus petits possible. 4neprovenant que duchoc &entrée dufluide dans lecanal,
(°)Nous continuons iciCappliquer ladénomination deforce vive&tamoitié duproduit
mY, ainsi quenous Favons faitdans cesMémoires, etdansceluiquiapour ttreDuealeul
del’effet desMachines.
|
DANS LES MOUVEMENS RELATIFS. 299
fonpeut rendre cette perte sensiblement nulle endisposant Finclinaison ducanal &
son entrée dans ladirection méme deIavitesse relative,quiestlarésultantedeVet |unevitesseopposée&celleducanal.Danscecas,Iavitesseabsoluedel'eaurestera
| 4trés-peu prés vAsonentrée dans lecanal; celaétant admis, onaura seulement
H _ H k my mvs| Q=mg(H —h)+ —-——.-
Tne reste qu’a calculer V*pour avoirfaquantitédactionQ.Pourquecettequantité
| devienne Iaplusgrande possible relativement &Vil faudra queVdevienne nulow
| lepluspetit possible. Sil'ondésigne parRladistance &Vaxederotation dupoint
ducanal parofteau sortenbasdelaroue, etparV,lavitesse relative aucanal
pour l'eau quiensort, onaura
Vi= Vit +otRY+20RVicos(aV;).
Ainsi facondition pour queQsoit'un maximum étant V==0deviendra
a
os Vt+ath? +2@RV,cos(wV,):
équationquiexige,commeonsait,queYonaitcos(#V,)=—1etVp=wR:il
4reste’ calculer V,,Pour celaonappliquera leprincipe desforces vives aumouvement
relatif, enremarquant que, #étant favitesse angulaire deIaroue etrladistance de
entrée du canal 2Vaxederotation,faquantitéactionquillfautajouterenvertu duprincipeétablidanscemémoire, cest-d-dire cellequiestdueiciauxforcescen-
trifuges deIarotation, ayant pour expression Paccroissement deforce vive duau
seul mouvement derotation, sera
22(RP)
Ainsi, enappelant toujours »,Iavitesse relative dePeau dans fecanal aupoint ot
elleyentre, ona
mV? mys mo" pp,ES mg(H—ft)+“2 (RP),
Maispuisquevest Iarésultante dey,etdewr, ona
vy?==v*+wrt —2arvcos (wy).
insi
| mVe my met=ES OF MerV008(wo)+mg(H—h)
me Rs “+ (Re—v),
.
.Ppt
300 PRINCIPE DES FORCES VIVES
Comme ondoitavoir, pour queQsoitunmaximum, V,=#R,cette equation
devient, enréduisant,
my (4)0=““ —marvcos(wr) +mg(H —A).
Cette condition étant jointe &cos(#V,) =— 1,donnera Qleplusgrand possible
savaleur estalors
CHmgH—+. ,
OntiredePéquation (A)cidessus
¥
_—6A) +> Or—eitvey
‘elle est1aformule quiindique larelation quidoitexister entre lavitesse vdeNeau
quientre dans fecanal, sonangle avec Iavitesse derotation w,etIavitesse derota-
tionwr&Pentrée ducanal qui regoit cette eaudans Iaroue. On voit quion peut
fairetournercesrouestrés-vite,sansperdredeleureffet,pourvuquecos(v4)soittrés-petit oubienqueyfui-méme soittrés-petit, cest-t-dire queAlesoit.
Sion admet qu’il n'yaitque despertes d'action insensibles dans tadescente
deeau defahauteur 4,depuis leniveau supérieur jusqu’a sonentrée dans fecanal
toumant, on aura
= mgh.
Lavaleur maximum Qdevient alors
Q=mgH,
etlacondition pour quecette valeur soitarrivée &cemaximum devient
or 4,
vcos (wy)
NOTE (d).
Onpeut retrouver directement defamaniére suivante fapression produite contre
leplan parIaveine fluide. .
DANS LES MOUVEMENS RELATIFS. or
Onconcevra queleplan aitune vitessewperpendiculaire &sasurface,etque, pendant quil semeut ainsi, Iaveine fluide Patteint avec unevitesse absolue v,etpat
conséquent avec unevitesse relative quiseralarésultante devetd'une vitesse égale
etopposée auw.
Laquantité d'action dueauxforces moléculaires pendant lemouvement dedévia~
: tiondufluide contre Ieplanpour Punité’de temps, pourra s‘évaluer danslemouvement
relatifenappliquant Ieprincipedesforcesvives2cemouvement. Sil'ondésigneparA
cette quantité action, parwIavitesse d’une molécule dufluide relativementauplan considérécomme fixequandune foiscette vitesse estdevenue paralléle &ceplan; y*-u"
: A
—2uycos{us) étant lecarré deIavitesse relative dufluide avant quill sesoitdévié
parlaction duplan, onaura
2A=Em(vt +ut—aucosuy) —Emw*;
fe=s'étendant &faquantité defluide quiarrive surfeplan enuneseconde.
Appliquons maintenant feprincipe desforces vives aumouvement absolu dufluide,
enayant égard aux actions moléculaires et&fapression produite surleplan qui
réagit surlefluide.
SiPest fapression surfeplan, faquantité d'action que celui-ci produit surfe
fluide dans uneseconde sera—Pu,Ainsi ladiminution deforce vivedufluide qui
passe surfeplan dans uneseconde sera
Puta
pour toute I'étendue dumouvement dedéviation desmolécules. Laforce vivedu
fluide,qui arrive surleplanétaitprimitivement
Emy*
roan
fe=sétendant &toute faquantité defluide quiarrive surleplan dans uneseconde.
Laforce vivedesmémes molécules fluides, lorsqu’elles semeuvent parallélement
auplan,etquellesontaccomplileurdéviation, est
Jpn(weew)
> ,
puisque lavitesse absolue d'une molécule estIarésultante defavitesse relative wet
deIavitesse u,quiestperpendiculaire &w.
Onadone, parleprincipe desforces vives appliqué aumouvement absolu,
Smyt Em(w?+u)am ae) = Pa .z > +A
*
sseeeeemereteeeeesaacascacaaaaaasaaaaaaaaaaaaaasaaaaaaaasaaaaaaamsasssmmsammsmmamsamisiiil
302 PRINCIPE DES FORCES VIVES &c.
Or, ona24=3m/(r* +ut—2uycosuy) —2mw*,Ainsiilviendra,ensubs- tituant ettirant Pu,
. 2Pu=Smv*—Bm(wt+ut)—Em(v*+ut—2uycosuv)
+ Emw;
ou, enréduisant,
P=Em(vcosuy —x).
Siaest lasection delavéine, Iaquantité defluide 3m, quipasse surleplan dans
une seconde, est
- ou «
Em=a(vy———_)x+,
étant lepoids delunité devolume dufluide. Ainsi ona
Pa Zag Loa,¢7coy
siu=0, Cestardire sileplap estimmobile, alors ontrouve
ad
P=~ay'cos (uy).
6
Telle estexpression defapression produite paruneveine fluide surunplanim- *
mobile quelle rencontre sous uneinclinaison quelconque (uy) avec Ianormale au
phan.
Cette formule nesuppose autre chose qu'un écoulement quiaitassez dedurée
pour quil devienne permanent etpour quelesmolécules fluides finissent parne
plus avoir que desvitesses paralléles auplan. Dureste, illpeut exister desfrot-
temens surleplan etdesactions moléculaires quelconques entre lesmolécules du
fluide; celui-ci peut étretrés-visqueux sans queIapression change; seulement fe
frottement surleplan donnera liew&uneaction dans lesensduplan, mais quine
changera rien&lacomposante Pperpendiculaire auplan,
MEMOIRE
Surleséquations dumouvement relatif dessystemes decorps;
Par G. CORIOLIS.
Dans unMémoire quifaitpartie duXXI* Cahier duJournal de
l'Ecole Polytechnique, j'aimontré quepour appliquer leprincipe
desforces vives auxmouvemens relatifs dessystémes entrainés avec
desplans coordonnés ayant unmouvement quelconque dans l’espace ,
ilsuffisait d’ajouter auxforces données d’autres forces opposées acelles
quisont capables deforcer lespoints mateériels arester invariablement
liésauxplans mobiles auxquels onrapporte lesmouvemens relatifs.
J’aifaitremarquer dans ceMémoire quelaproposition quienest
Yobjet ,nepeut s’appliquer engénéral 4d’autres équations dumouve-
ment quecelles desforces vives; mais jen’avais pasexaminé alors s'il
yadescirconstances oulamarche qu'elle fournit peut s’appliquer A
certaines équations dumouvement; etsi,dans lesensowellenes’ap-
plique pas,onpeutdonner uneexpression simple desnouveaux termes
decorrection.
C’est laquestion dont jemesuisoccupé dans leMémoire queje
présente aujourd'hui. J’ydonne cetteproposition générale, savoir :que
pour ¢tablir uneéquation quelconque demouvement relatif d’un sys-
téme decorps oud’une machine quelconque, ilsuffit d’ajouter aux
forces existantes deux espéces deforces supplémentaires; lespremiéres
sont toujours celles auxquelles ilfautavoir égard pour I’équation des
forces vives, c’est-a~dire quecesont desforces opposées acelles qui
sont capables demaintenir lespoints matériels invariablement liés
auxplans mobiles :lessecondes sont dirigées perpendiculairement
aux vitesses relatives ct4l’axe derotation desplans mobiles; elles
MOUVEMENT RELATIF DES SYSTEMES DECORPS. 143
sont égales audouble duproduit delavitesse angulaire desplans
mobiles multiplide parJaquantitéde mouvement relatif projetde sur
unplanperpendiculaire acetaxe.
Cesderniéres forces ontlaplus grande analogie avec lesforces cen-
trifuges ordinaires.
Pour mettre enévidence cette analogie, ilsuffit deremarquer que
laforce centrifuge estégale 4laquantité demouvement multiplicée
parlavitesse angulaire delatangente alacourbe décrite, etqu’elle
estdirigée perpendiculairement alavitesse etdansleplanosculateur,
c’est-a-dire perpendiculairement aussi al’axe derotation delatan-
gente. Ainsi, pour passer decesforces centrifuges ordinaires auxse~
condes forces dont lesdoubles entrent dans l’énoncé précédent; on
n’aqu’a remplacer Iavitesse angulaire delatangente parcelle des
plans mobiles, etsubstituer aladirection del’axederotation decette
tangente, ladirection del’axederotation decesmémes plans mobiles.
End’autres termes, ilsuffit desubstituer 4tout cequiserapporte en
grandeur etendirection 4larotation delatangente, cequiserap-
porte acelle desplans mobiles, etdeprendre ledouble desforces ainsi
obtenues.
Crest &cause decette analogie quej’aicrudevoir donner acesnou-
yelles forces ladénomination deforces centrifuges composées :elles
participent eneffetdumouvement relatif parlaquantité demouve-
ment, etdumouvement desplans mobiles parl'emploi deleuraxede
rotation etdeleur vitesse angulaire.
- Ondira done quepour poser une équation demouvement relatif ,
quin’estpascelle desforces vives, ilfautintroduire deplusquepour
cette equation ,lesdouble desforces centrifuges composées.
Lesdirections decessecondes forces supplémentaires étant perpen-
diculaires auxvitesses relatives, onvoitdesuite qu’elles disparaissent
dans’équation des.forces vivespourlemouvement relatif, puisqu’on
n’emploie dans cette derniére quelescomposantes desforces dans le
sens des vitesses relatives.
C'est dans cette disparition decesforces centrifuges composées que
144 MOUVEMENT RELATIF "
consiste lethéoréme quej’aiprésenté AAcadémie desSciences ,
en1831. Ildevient maintenant uncasparticulier del’énoncé plus
général surVintroduction decesforces centrifuges composées.
Ilyadans certaines circonstances d’autres équations oucesforces
centrifuges composées disparaissent encore; cesontcelles quiserap-
portent Adesmouvemens relatifs quis’operent dans desplans mo-
biles quipeuvent rester paralléles 4axe derotation decesplans. Il
estclair eneffet quelesforces centrifuges quisont perpendiculaires
acetaxederotation ,aussi bienqu’aux vitesses relatives, disparaissent
quand onnes‘occupera quedesprojections desforces relatives sur
lesplans dans lesquels lesmouvemens s’opérent.
Onpeutaussiprésenter Vintroduction desforces centrifuges com-
posées ,enemployant dans lesénoncés lesvitesses virtuelles relatives
quiontservi aobtenir chaque équation demouvement. Onarrive
ainsi 4cette proposition, que lesdeux espéces determes supplémen-
taires quientrent dans uneéquation demouvement relatifs sont, les
premiers, lesmomens virtuels desmémes forces quientrent dans
V’équation desforces vives, etlesseconds, lesdoubles dessommes des
aires desparallélogrammes construits surlesvitesses relatives etles
vitesses virtuelles, cesaires étant projetées surunplan perpendicu-
laire 4V'axe derotation desplans mobiles. , '
Cedernier énoncd montre dans quels cascesseconds termes supplé-
mentaires disparaissent, nonplus isolément, comme onlevoyait seu-
lement parladirection desforces centrifuges composées, mais dans
* leur ensemble. .
Ainsi, siVaxe derotation auneposition fixedans J’espace, etcon-
séquemment fixeaussi parrapport auxplans mobiles, lesforces cen-
trifuges composées disparaissent toujours dans Péquation dumouve-
ment delaprojection ducentre degravité suruneligne paralléle 4
cet axe.
Silecentre degravité nepeut semouvoir quesurunedroite fixe
parrapport auplan mobile, lesforces centrifuges compos¢es dispa-
raissent dans V’équation dumouvement relatif dececentre.
DES SYSTEMES DECORPS. 145
Dans leséquations desaires, lesforces centrifuges composées ne
disparaissent quedans lecastrésparticulier ouaxederotation des
plans mobiles estfixeendirection ,etqu’on prend lesaires surunplan
quiluiestperpendiculaire etautour d’un axeparrapport auquel les
momens d’inertie dusystéme nechangent paspendant lemouvement
relatif. ,
Voici lesdémonstrations despropositions qu’on vient d’énoncer.
Désignons parx,7,2,descoordonnées rapportées auxplans mo-
biles; parL==o0, etc., leséquations deliaisons despoints mobiles ,
lesquelles sont supposées exprimées parcescoordonneées relatives x,
¥,2- Représentons para,etc.,descoefficiens disponibles; parX,,Y.,Z,,
lesforces quiproduiraient lesmouvemens dusalaliaison avecles
plans mobiles; etenfin parabc, a'd’c', abc’, lescosinus desangles
quefontlesaxes mobiles avecdesaxesfixes.
Onaétabli, dans lemémoire déjacité, page 275duJournal de
U'Ecole Polytechnique, XXI* cahier, quepour undespoints maté-
riels dontmest‘la masse, ona
m£24.2(adb+aldb!+a'db")mdy—
+2(ade+-a'de+al'dc"\mdz =X—X,+agi-rete.,
+o(4+Mae Meeim=Y—Y,+ as+etc.,
m=+2(cda +-c'da'+c'da") mdx
+2(cdb+ odd!+¢'dB") mdy=L—L, +0%+ete.
Designons comme alordinaire parp,q,r,lestrois projections de
lavitesse angulaire derotation desplans mobiles surcesmémes plans,
ouend’autres termes lestrois vitesses angulaires decesplans prises
autour deleurs axes. Ceséquations deviendront ainsi
XXIP Cahier. 19
146 MOUVEMENT RELATIF .
m=2(rmx—qma4X—X,+- ast+etc.,
(A)mE=2(pm&—rm=)+Y—Y,+a atetc.,
moe.2(qm=pmZ)+Z-—4,+ az4-etc.
Nous voyons ici,dans l’expression desforces qu’on doitconsidérer
dans lesmouvemens relatifs, deux termes supplémentaires; lesuns
sontexprimés par—X,,—Y.,—%,,etsont desforces opposées a
celles quiseraient capables d’obliger lespoints mobiles arester inya-
riablement lidsaux plans coordonnés mobiles; lesautres sontexpri-
més par
2(rmoy—qmg),
2(pmF—rm§) >
Remarquons quesix,7,2,x’,y’,2’,sont lesprojections dedeux
longueurs ret7’;leparalldlogramme construit surretr’,etdont l’ex-
pression estrr’sin(rr’), apourprojections surlesplans coordonnés
-
~ (x2! —za’),
(xy! —y2'),
(yx! —ay’).
Lesexpressions ci-dessus peuvent étreaussi lesprojections surles
axescoordonnés d’une longueur égale Arr’sin(rr’), laquelle serapor-
téeperpendiculairement auplan desdeux droites ret7etserasituée
duméme cété, parrapport ausens quivaderversr’,que V’axe
deszl’estparrapport ausensquivadeyversx.
D’aprés cetteremarque, lesexpressions ci-dessus enp,7,7,dx,dy,
dz,seront lesdoubles descomposantes suivant lesaxes d’une force
dirigée perpendiculairemeut auplandel’axederotation etdelavitesse
DES SYSTEMES DECORPS. 147
relative; laquelle force aura pour grandeur leproduit delavitesse
angulaire Vp?+q?+7°,multipliée parlaprojection oulacompo-
sante, dans unplan perpendiculaire AVaxe derotation; delaquantité
demouvement duealavitesse relative dupoint matériel. Lesensdans
lequel cette force devra étre portée, parrapport 4unmouvement se
dirigcant del’axe derotation verslavitesse relative, seraleméme que
celui del’axe derotation parrapport aJavitesse derotation.
L’introduction destermes ci-dessus revient donc acelle d’une nou-
velle force, qui aune analogie compléte avec laforce centrifuge
ordinaire.
Eneffet, endésignant par»lavitesse angulaire avec laquelle tourne
latangente alacourbe décrite parunpoint matériel dont lamasse estm,
parvlavitesse; laforcecentrifuge ordinaire peutsemettre souslaforme
@INY ,
cest-d-dire qu'elle estleproduit decette vitesse angulaire multipliée
parlaquantité demouvement dupoint matériel; deplus, sadirec-
tion estalafoisperpendiculaire aJavitesse yet4l’axe derotation de
latangente, puisqu’elle estdans leplan osculateur quiestcelui dans
lequel tourne latangente. .
Onvoitdonc que, pour passer desforces centrifuges ordinaires aux
secondes forces dont lesdoubles entrent dans leséquations dumou-
vement relatif, ilsuflit desubstituer enméme temps, 4V’axe de
rotation delatangente, alavitesse angulaire, et4laquantitéde mou-
vement dupoint mobile; Yaxe derotation desplans mobiles, lavi-
tesseangulaire de‘cesplans, etlaquantité demouvement projeté sur
unplan perpendiculaire acetaxe.
Cessecondes forces centrifuges, résultant deYemploi simultané des
mouvemens relatifs etdesmouvemens desplans mobiles, onpeut les
nommer forces centrifuges composées. Onarrive ainsi acette pro-
position ,quelesexpressions desforces &ajouter auxforces données
pour avoir lesexpressions desforces dans lesmouyemens relatifs
19..
. 148 MOUVEMENY RELATIF
sont, 1°.celles quisont opposées auxforces capables deproduire
surchaque point lemouvement qwil aurait s'ilétait iéaux plans
mobiles, 2°.lesdoubles desforces centrifuges composées.
Onyoit desuite que cessecondes forces disparaissent dans I’équa-
tion desforces vives comme lesforces centrifuges ordinaires, puis-
quelles sont dirigées perpendiculairement auxvitesses relatives, et
qu’on n’obtient l’équation desforces vives qu’en projetant lesforces
relatives sur ladirection des vitesses relatives elles-mémes.
Eilles disparaissent aussi lorsque lesmouvemens relatifs doivent se
fairedans desplans paralléles 4Vaxe derotation desplans mobiles,
puisque leséquations dumouvement dans cesplans necontiendront.
pasdesforces qui, étaut perpendiculaires AVaxederotation, leseront
aussi auxplans dans lesquels lesmouvemens s’opérent.
Onpeut encore, sil'onveut, donner unautre énoncé destermes de
correction dus4cesforces centrifuges compos¢ées ,lorsqu’on lescon-
sidére, non plus isolément dans Vexpression dechaque force, mais
. dans uneéquation quelconque dumouvement obtenue enchoisissant
unsystéme devitesses virtuelles relatives.
Enappelant dx,dy,dz,etc., lescomposantes desvitesses virtuelles
prises dans lemouvement relatif, c’est-a-dire desvitesses compatibles
avec lesliaisons relatives exprimdes parL=o, etc., onaura, enindi-
quant par 2une somme s’étendant 4tous Jespoints qui entrent
dans )’équation L=0,
3(fiw+2by+Ez) =o.
Enmultipliant chacune deséquations (A)parlavitesse virtuelle
correspondante etlesajoutant toutes ensemble, lestermes en
gd,ae,etc.,seniront,c’est-a-dire quecesforcesquiprovien-
nent desliaisons s’élimineront, etilviendra
DES SYSTEMES DECORPS. 149
5 da ay az ‘dydz —dudy=m(&oa+ra+dz)+opim(22 or)
dzdx —~dxdz(B) +agim(SA Toe)
dxdy—dydx a+2rsm(WE)
=2(Xdxr +Ydy-+ Zdz) ~3(X.dx+Yody+Z.dz).
Telle estlaformule générale quidonnera toutes leséquations se
rapportant auxmouvemens relatifs.
Ceséquations, aulieud’étre 4deux termes comme pour lesmouve-
mens absolus, contiennent toujours quatre espéces determes quidé-
pendent 1°.desdifférentielles secondes; 2°.desdifférentielles premiéres ;
3°.desvariables elles-mémes; 4°.determes quidépendent desforces
données, lesquelles, suivant lescas, dépendront descoordonnées ou.
deleurs différentielles premiéres.
Onvoit qu'il yadeux espéces determes supplémentaires; lesuns
sont dusauxforces X,,Y.,Z.,quidépendent ainsi descoordonnées
x,Y,2%,quisontlesinconnues duprobleme; lesautres quidépendent
desdifférentielles dx,dy,dzdecesinconnues.
Remarquons quelefacteur
m(dydz —dzdy)
-west autre chose quePaire duparallélogramme construit surlapro-
jection delavitesse effective etdeJavitesse virtuelle surleplan desyz;
ainsi
um(dyéz —dvdy)
seralasomme algébrique detoutes lesaires semblables pour tous les
points dusystéme.
Chacune decesaires, dans Vespace, peut sexprimer pars...
msds sin(dss). Enreprésentant parA,“,v,lesangles quelaper-
' 150 MOUVEMENT RELATIF
pendiculaire 4sonplan faitavec lesaxescoordonnés, onaura
dy dz __ ds :, =mGoz—y)=im=,dssin(dsds) cosa,
dz dz ds -7% zm(Gx —-abz)=im=,dssin(dsds) cose,
dz dy ds .yt amGdy—FFdr)= um7,dssin(dsds) cosy.
Représentons para,8,7,lesangles quel’'axe instantané derotation
desplans mobiles faitavec cesaxes, etpar leurvitesse angulaire de
rotation autour decetaxe; onaura
Pp= ©cosa,
q==®cos,
r= @Cosy.
Lasomme destermes enquestion dans l’équation (B), devient ainsi
égalea
d: .“~ * 2wlm 5dssin(dsds) (cos 20sA++cos6cos—+cosycosy).
Onvoitquec’estlasomme desprojections desairesm*dssin(dsds)
surunplan perpendiculaire 4l’axe derotation. Ainsi l'on peut dire
que, pour avoir uneequation dumouvement relatif, ilfaut ajouter
aux termes ordinairement existans pour lemouvement absolu, da-
bord celui quiprovient desforces qui sont capables deforcer les
points @rester invariablement lidsaux plans mobiles, etenoutre
unterme quiestégal &deux foislavitesse angulaire derotation des
axes mobiles multiplide par lasomme desprojections surunplan
perpendiculaire &Caxe derotation decesplans, detoutes lesaires
desparallélogrammes compris entre lesquantités demouvement
effectives etlesvitesses virtuelles. .
Dans lecasdel’équation desforces vives, chaque aire estnulle,
puisque lavitesse virtuelle coincide avec lavitesse effective; lasomme
decesaires estdonc aussi, etledernier terme decorrection dispa-
DES SYSTEMES DE CORPS, 381
rait. Cette remarque forme précisément lethéoréme quej’aidonnd
surleprincipe desforces vives dans lesmouvemens relatifs.
Ilyaunautre casassez général oucesaires disparaissent aussi,
cest celui otJesmouvemens relatifs etvirtuels sefont pour chaque
point dans unplan paralléle 4l’axe derotation desplans mobiles. Il
estclair, eneffet, quelesaires comprises entre cesdeux vitesses de-
viennent nulles enprojection surunplan perpendiculaire al’axe de
rotation. Ainsi, dans cecas, toutes leséquationsdu mouvement, par
exemple, celles ducentre degravité etdes aires ont lieu pour le
mouvement relatif, enajoutant seulement lesforces —X,, —Y,, —Ze.
Lorsqu’on veut avoir deséquations qui, pour cemouvement relatif,
serapporlent aucentre degravité, c’est-a-dire quirésultent devi-
tesses virtuelles égales etparalléles aPun desaxes mobiles, ilsuffit
@ajouter ensemble toutes leséquations (A)quiserapportent 4une
méme coordonnée.
Enreprésentant par&,»et€,lescoordonnées ducentre degravité,
parrapport auxaxes mobiles, etposant m— M,ona
i ay imGe=Me
et
dx at im=Ma
cequidonne pour| mmes en ti tulesforces a2 di q pour lesso enquestion ,ottlesforcesa5-,etc. ,dis-
paraissent toujours,
d% a di .Ma+ oM(GF ~—rZ) =3X—=X,,
a's & ay__ (C) MSF +oM(rG —pF)=2¥—2¥.,
at dn a. yMao+ aM(pz—45)=22—XZ.
Si,dans lemouvement relatif, lecentre degravité dusystéme reste
152 MOUVEMENT RELATIF
surunedroite paralléle aYaxe derotation desplans mobiles, ona-
ayPp. @—— .
oubien
Cig aVa" aF%
a aPa Pa =%
dy dé
Ainsi leséquations ci-dessus n’ont plus desecond terme ,etserédui-
sent a
aveM== =x—=X,
M%—sY—sy a.=sY—5y.,
aMa==3%—xZ,.
Une seule decestrois peut subsister delaméme maniére sans le
second terme decorrection, siladirectionde lacoordonnée relative, qui
entre dans ladifférentielle dudeuxiéme ordre, setrouve perpendi-
culaire &lafois&laxederotation et4lavitesse ducentre degravité.
Caralors, sic’est lacoordonnée ~,parexemple, ona
a &
77
Ainsi quand deux axes seulement des coordonnées relatives sont.
mobiles, etque letroisiéme, celui des§,parexemple, reste pa-
ralléle 4Yaxe derotation auquel serapportent lesquantites p,7,7;
comme onaalors gq==0, r=0, onaura’équation
aMae=3X—2K.
DES SYSTEMES DES CORPS. 155
Enfin, silecentre degravitd semeut suruneligne donnée par
. a, rapport auplanmobile; enlaprenant pour axedesZ,onauraa=0,
&=0,etparsuite,
MSE—3X—X..
Simaintenant nous voulons examiner cequedeviennent leséqua-
tions desaires, ilfandra, dans ’équation (B),prendre desvitesses vir-
tuelles derotation autour d’un des axes des coordonnees ,par
exemple, poser
dz==0,xox+yby=0,
ou
de ay dz=0,7 oe
On obtiendra ainsi
a. 2, =m(Jar x52)—arsm(xdx+ydy)
+3m(px+qy)dze= 3(Xy —Xx)—2(X.y— Y.x).
Cette équation ,ainsi quelesdeux autres semblables qu’on obtiendrait
.pour lesvitesses virtuelles derotation autour desautres axes decoor-
données ,nesesimplifient pasengénéral.
Sil’axe derotation desplans mobiles aune direction constante
dans l’espace, auquel casonsaitqu'il enestainsi parrapport auxaxes
mobiles; onpourra leprendre pour axedesz,etl'onaura
P—9% GG=o
L’équation ci-dessus devient alors
(yum ad’ apeswhC=) —artim(axdx+ydy)
=(Ky —Yr)—3(Ky— Y.x).
XXIP Cahier. 20
.
154 MOUVEMENT RELATIF DES SYSTEMES DES CORPS.
Ainsi cette relation esttoujours aunombre deséquations dumouve-
ment relatif quand Vaxe derotation dumouvement quientraine les
plans mobiles aunedirection constante dans espace. Silespoints
mobiles, dans leurmouvement relatif, nechangent pasdedistance
parrapport 4l’axe autour duquel onprend lesaires; c’est-a-dire &
partic duquel oncompte icilescoordonnées xety;leterme decor-
rection 2r2m(adx +ydy) disparait dans l’équation ci-dessus.
Silesforces XY sont dirigées vers l’origine descoordonnées, elles
disparaissent decette équation. I]enserademéme desforces X,,Y,,
siaxederotation conserve unedirection constante qu’on prenne pour
axedesz,etsilavitesse angulaire derotation desplans mobiles est
uniforme, c’est-a-dire sirestconstant etégal a#;onaura donc
=m(ee) =20im(adx +ydy).
Endésignant parAlemoment d’inertie variable dusystéme 4un
instant quelconque, etparAlasomme desaires décrites surleplan
des2,7;onaura, enintégrant entre deuxinstans, etindiquant la
premiere limite parVindice zéro,
BOs a0(A—A,).
Ainsi, dans leshypothéses précédentes ,lesdifférentielles desaires
dans lesmouvemens relatifs ,lorsqu’elles sontprojetées surunplan
perpendicalaire 4Vaxederotation, croissent comme lesmomens di-
nertie.